La Guadeloupe

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La Guadeloupe est à la fois une région, un département d'outre-mer français et une région ultrapériphérique européenne situé en Amérique. Son code départemental officiel est le 971.

Ce petit archipel des Antilles, dans la mer des Caraïbes, se trouve à environ 6 200 km de la France métropolitaine, à 600 km au nord des côtes de l'Amérique du Sud, à 700 km à l'est de la République Dominicaine et à 2 200 km au sud-est des Etats Unis.

 

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LocationGuadeloupe.png
Administration
Pays Drapeau : France France
Code département 971
Préfecture Basse-Terre
Sous-préfecture(s) Pointe-à-Pitre
Arrondissements 2
Cantons 40
Communes 32
Conseil régional Conseil régional de la Guadeloupe
Président
Mandat
Victorin Lurel - PS
2004-2014
Conseil général Conseil général de la Guadeloupe
Président
Mandat
Jacques Gillot - GUSR
2001-2014
Préfet Jean-Luc Fabre
Langue officielle Français
Langue(s) régionale(s) Créole guadeloupéen
Démographie
Population 404 394 hab. (2010)
Densité 248 hab./km2
Gentilé Guadeloupéen / enne
Géographie
Superficie 1 628,43 km²
Fuseau horaire UTC -4
Domaine Internet .gp
Indicatif téléphonique +590
Voir la carte administrative

 

La Guadeloupe (« Gwadloup » en créole) est à la fois une région monodépartementale de l'Outre-mer français et une région ultrapériphérique européenne, située dans les Amériques ; son code départemental officiel est le « 971 ».

Ce petit archipel des Antilles situé dans la mer des Caraïbes, se trouve à environ 6 700 km de la France hexagonale, à 600 km au nord des côtes de l'Amérique du Sud, à 700 km à l'est de la République dominicaine et à 2 200 km au sud-est des États-Unis. En outre, il se compose d'une multitude d'îles, dont six sont habitées : la Grande-Terre, la Basse-Terre, Marie-Galante, Terre-de-Haut, Terre-de-Bas et la Désirade.

La Guadeloupe tient son nom actuel du Monastère royal de Santa María, situé dans la ville espagnole de Guadalupe, dans la province de Cáceres en Estrémadure, dont la statue de la Vierge (la « Virgen de Guadalupe ») était vénérée par Christophe Colomb qui vint la remercier pour son aide lors de la découverte du « Nouveau monde ».

Sommaire

  • 1 Histoire
    • 1.1 Peuplements amérindiens
    • 1.2 Conquête espagnole et expulsion des amérindiens
    • 1.3 Première colonisation française et développement de la traite des Noirs
    • 1.4 Conflits franco-britanniques et abolition temporaire de l’esclavage
    • 1.5 Institutionalisation républicaine dans l’empire colonial
    • 1.6 Départementalisation et régionalisation
    • 1.7 Évolutions statutaires vers des collectivités uniques
  • 2 Administration
  • 3 Politique
  • 4 Géographie
    • 4.1 Localisation
    • 4.2 Description
    • 4.3 Climat
    • 4.4 Environnement
  • 5 L'archipel en image
  • 6 Économie
  • 7 Démographie
    • 7.1 Les îles de Guadeloupe
    • 7.2 Principales agglomérations
  • 8 Culture
  • 9 Langue
  • 10 Musique
  • 11 Quelques personnalités
    • 11.1 Musiciens
    • 11.2 Sportifs
    • 11.3 Personnalités politiques
    • 11.4 Personnalités littéraires
    • 11.5 Autres personnalités
    • 11.6 Personnalités historiques
  • 12 Codifications

1 Histoire

Peuplements amérindiens

Petroglyphe laissé par les Arawaks à Trois-Rivières.

Selon les connaissances actuelles, les Arawaks, des amérindiens venus du bouclier guyanais, furent les premiers à avoir occupé la Guadeloupe. Ce peuple pacifique de pêcheurs aurait vécu là jusqu’au IXe siècle.

À cette date, selon une thèse aujourd'hui sujette à controverse, les Arawaks auraient été massacrés à l'arrivée des indiens caraïbes (appelés aussi Karibs ou Caribes), un peuple guerrier pratiquant le cannibalisme, en dehors des femmes qui leur transmirent leur langue. Il est en effet aussi probable qu'en dépit des pratiques initiales des nouveaux arrivants, ces deux peuples se soient métissés pour former une population autochtone originale ayant gardé la trace de la culture précédente, d'autant que les ressources abondantes de la Grande-Terre pouvaient les faire vivre en relative paix avec les autres caribes insulaires de la région.

Ces indiens baptisèrent l’île, Karukera (« l'île de gommier », l'arbre nommé caloucéra en langue caraïbe) ; ils occupèrent les lieux jusqu'à la fin du XVe siècle, c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée des premiers européens qui la surnommèrent Calaou çaera, « île aux belles eaux ».

Conquête espagnole et expulsion des amérindiens

L'histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive sur l'île de la Basse-Terre lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage au monastère espagnol où Christophe Colomb fit un pèlerinage après son premier voyage au Nouveau Monde en 1492 et vint remercier pour cette découverte. La Guadeloupe est alors peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l'île depuis le VIIIe siècle.

En 1641, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l'île de la Dominique.

Première colonisation française et développement de la traite des Noirs

À partir de 1635, Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie française des îles de l'Amérique. C'est le début de la colonisation de l'archipel.

Les débuts de la colonisation sont difficiles, quatre compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes. La population augmente cependant rapidement et l'esclavage se développe. En 1656, les esclaves sont déjà 3 000 à travailler sur l'archipel, pour une population de 15 000 personnes.

L'archipel guadeloupéen et la Martinique passent sous l'autorité directe du roi de France Louis XIV, qui décide alors de développer la culture de la canne à sucre, plus onéreuse mais beaucoup plus rentable, en donnant des terres à des officiers supérieurs et en les encourageant à y importer des esclaves ; cependant la population d'esclaves diminue en Guadeloupe entre 1664 et 1671 (passant de 6 323 à 4 627 personnes).

Dès 1671, le monopole de la Compagnie des Indes occidentales est aboli pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des Français et des Anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre. La Guadeloupe est encore habitée par de nombreux colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux.

Après 1671, le nombre de planteurs blancs diminue rapidement et en 1674, la création de la ferme du tabac entraîne leur ruine. Moins taxé, le tabac produit en Virginie par des planteurs jacobites profite de la contrebande et prend son essor.

L'augmentation rapide de la population d'esclaves correspond aussi à la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, ancêtre de la Compagnie de Guinée, dans le sillage de la Compagnie royale d'Afrique, fondée en 1672. Face à cette concurrence, la Compagnie des Indes occidentales sera dissoute en 1674.

L‘essor de l'esclavage en Guadeloupe est cependant moins rapide qu'à la Martinique, à qui la traite négrière réserve les esclaves les plus résistants et où Louis XIV a installé plus de nobles de rang élevé et où la population noire double entre 1673 et 1680. Dès 1700, la population d'esclaves en Guadeloupe est remontée à 6 076 personnes, beaucoup moins qu’en Martinique. Cette différence explique aussi qu'un siècle plus tard, en 1794, Victor Hugues ait pu se rendre maître de la Guadeloupe pour le compte de la Révolution française alors que la Martinique est restée sous la domination des grands planteurs de sucre alliés aux Anglais dans le cadre du traité de Whitehall.

Conflits franco-britanniques et abolition temporaire de l’esclavage

Proclamation de Victor Hugues, en novembre 1794.

Après des tentatives infructueuses en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s'emparent une première fois de la Guadeloupe en 1759. Ils ne la conserveront que jusqu'en 1763 (traité de Paris).

À partir de 1775, la Guadeloupe, n'est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l'autorité du gouverneur des îles du Vent.

En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques reprennent brièvement possession de l'île, après la défaite le 20 avril de Basse-Terre et la capitulation du général et gouverneur depuis 1792, Georges Henri Victor Collot.

Un commissaire de la République, Victor Hugues, les en chasse dès l'été, aidé par les esclaves auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l'abolition de l'esclavage (adopté par la Convention nationale au mois de février par la loi du 16 pluviôse an II). Victor Hugues, dit « Le Terrible », met en place les lois de la Convention et par conséquent le tribunal révolutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l'Angleterre) ne se soumettant pas au nouveau régime, sont traduits devant ce tribunal. La répression du commissaire de la Convention sera étendue aux « anciens » esclaves qui se révoltèrent pour ne pas avoir été payés. En 1798, le directoire le rappela en France.

Il est remplacé par le général Desfourneaux, mais malgré sa volonté de réforme de la gestion locale, ce dernier est également remis en cause par la population et par une partie de l'armée.

En 1802, le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l'armée les officiers noirs,qui y avaient été intégrés après l'abolition de l'esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camps de Lacrosse, Louis Delgrès, métis, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace.

Bonaparte dépêche alors une expédition de 4 000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rébellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. « Vivre libre ou mourir » dernières paroles de Louis Delgres. La loi du 16 pluviôse an II qui avait aboli l'esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

En 1808, les Anglais mènent une nouvelle campagne d'invasion des Antilles, prenant Marie-Galante et la Désirade, puis en 1809, les Saintes. En 1810, la Guadeloupe est à nouveau anglaise.

Après une première tentative de reconquête par la France en 1814 (Saint-Barthélemy avait été cédée à la Suède par le traité de 1784), les Britanniques ne restituèrent la Guadeloupe à la France qu'en 1816 (suite au Congrès de Vienne). Depuis, elle est restée sous souveraineté française jusqu’à nos jours.

Institutionalisation républicaine dans l’empire colonial

Entre 1816 et 1825 une série de lois propres à l'île sont promulguées. Les institutions municipales voient le jour en 1837.

En 1848, sous la Deuxième République, l'esclavage est finalement aboli définitivement.

Saint-Barthélemy est cédée de nouveau par le Royaume de Suède à la France qui l’incorpore dans l’Empire français au sein de la Guadeloupe.

Des Guadeloupéens participent à la Seconde Guerre Mondiale en rejoignant les Forces françaises libres.

Départementalisation et régionalisation

Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place à l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).

Le 14 février 1952, dans la commune du Moule, une grève est organisée par les ouvriers de l'usine Gardel pour une hausse de leurs salaires. Des barrages sont érigés par les grévistes. Finalement, les militaires français sur place reçoivent l'ordre de tirer sur la foule et le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Selon certains témoignages, certaines victimes n'avaient pas de lien direct avec la grève. Localement ces événements sont appelés le Massacre de la Saint-Valentin.

De nouvelles émeutes ont lieu les 25, 26 et 27 mai 1967 lors des manifestions ouvrières en vue d'obtenir une augmentation salariale de 2,5 %. Ces manifestations donnent lieu à des affrontements avec les CRS, et entraînent la mort de 5 à 87 personnes, selon les sources, dont Jacques Nestor, un célèbre militant du GONG et plusieurs blessés. Les personnes arrêtées seront relaxées par la cour.

Avec l'arrivée des Socialistes au pouvoir en France, la loi de décentralisation est votée en 1982 et la région de la Guadeloupe est créée, s'intégrant aux 22 régions de France métropolitaine. Dans la foulée, le Conseil régional de la Guadeloupe voit le jour en 1983.

Le 17 septembre 1989, le cyclone Hugo inflige de sérieux dégâts aux îles. Situé dans une région très exposée, l'archipel doit faire face à de nombreux cyclones, plus particulièrement en 1995, quand trois ouragans s'abattent sur les îles en moins d'un mois.

Évolutions statutaires vers des collectivités uniques

Le 1er décembre 1999, la « Déclaration de Basse-Terre » est signée. Les présidents de Région des DFA proposent au Président de la République et au Gouvernement une modification législative voire constitutionnelle, visant à créer un statut nouveau de Région d'Outre-mer doté d'un régime fiscal et social spécial pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, dans le cadre de la République française d'une part, et de l'Union européenne d'autre part (article 299-2 du Traité d'Amsterdam).

Le 7 décembre 2003, les électeurs de Guadeloupe ont rejeté à 73 %, le projet de création d'une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire. Le même jour, les électeurs de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont voté en faveur de l'autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 février 2007 deux Collectivités d'outre-mer (COM) distinctes des autres îles de Guadeloupe.

Le 21 novembre 2004, les îles de Guadeloupe, et notamment l'archipel des Saintes, furent frappées par un violent séisme atteignant les 6,3 sur l'échelle de Richter et causant de nombreux dégâts matériels et un mort.

En janvier 2009, la grève générale des Antilles françaises destinée à protester contre la vie chère, débute en Guadeloupe sous l'égide du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon (« Unification contre l'exploitation » en créole) et de son leader Élie Domota, paralysant très vite l'économie de l'archipel.

En avril 2009, Nicolas Sarkozy ouvre les États généraux de l’Outre-Mer en Guadeloupe ; de nombreux ateliers dont l'atelier gouvernance, proposent un projet d'évolution statutaire à caractère autonome.

2 Administration

Les territoires en blanc font partie de la région Guadeloupe (hormis Saint-Barthélemy & Saint-Martin).

Depuis la réforme constitutionnelle du 28 mars 2003, qui a supprimé les appellations DOM et TOM, la Guadeloupe est un DROM (Département d'Outre-Mer numéro 971 et Région d'Outre-Mer). Elle est donc à la fois une région administrative et un département français d'Outre-Mer (l'expression DOM reste utilisée aujourd'hui) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située à environ 150 km plus au sud, et la Guyane, située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).

Aujourd'hui, la Guadeloupe fait partie de l'Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénéficier de « mesures spécifiques », consistant à faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.

Le référendum du 7 décembre 2003, où le non l'a emporté, proposait de mettre en place une nouvelle collectivité territoriale, gérée par une assemblée unique regroupant les compétences de la région et du département. Cette nouvelle collectivité devait rester dans le cadre de l'article 73 de la Constitution avec un régime dit d'assimilation législative.

 

3 Politique

Résultats régionaux des présidentielles de 2007
Tour Ségolène Royal - PS Nicolas Sarkozy - UMP
1er Tour 39,01 % _ 61 734 42,32 % _ 66 985
2ème Tour 51,57 % _ 91 529 48,43 % _ 85 946

La politique de la Guadeloupe s'organise comme celle de la France hexagonale : les pouvoirs sont attribués par la population aux maires, élus par vote, de chaque commune de l'archipel. Les citoyens votent aussi pour leurs conseillers généraux et leurs conseillers régionaux. Ce sont les députés qui seront chargés de les représenter dans l'hexagone et de porter les doléances du territoire au chef de l'État. Si une construction doit être remise aux normes après un cyclone, par exemple, on regardera dans les fonds du conseil régional et si on manque de revenus, la requête sera conduite vers l'État. La préfecture du département est Basse-Terre ; de plus il existe aussi une sous-préfecture établie à Pointe-à-Pitre.

 

Conseil régional de la Guadeloupe Logo region-guadeloupe.svg (2010-2014)



Groupe Sièges Statut Résultats (1er Tour)


PS - PPDG - Les Verts - MoDem 31 Majorité 56,51 % _ 78 261


Majorité présidentielle 4 Opposition 14,01 % _ 19 405


DVG - GUSR - PCG - PSG - UPLG 4 Opposition 12,40 % _ 17 175


CDI 2 Opposition 6,96 % _ 9 634

4 Géographie

Localisation

Position de l'archipel dans la mer des Caraïbes.

La Guadeloupe est un archipel de l'hémisphère nord situé en Amérique du Nord, dans les Caraïbes, entre le tropique du cancer et l'équateur. Elle est positionnée à 16°15' de latitude Nord, soit la même latitude que la Thaïlande ou le Honduras, et à 61°35' de longitude Ouest, à peu près celle du Labrador et des îles Malouines.

Cette localisation place l'archipel à 6 200 km de la France métropolitaine, à 2 200 km au sud-est de la Floride, à 600 km des côtes de l'Amérique du sud, et plus précisément en plein cœur de l’arc des petites Antilles.

  • Right.svg Afrique, à 4 650 km
  • Left.svg Amérique Centrale, à 1 900 km
  • Up arrow right.svg Europe, à 5 600 km
  • Down arrow left.svg Amérique du Sud, à 600 km
  • Down arrow right.svg Barbade, à 300 km
  • Up arrow left.svg Amérique du Nord, à 2 200 km
  • Up-1.svg Antigua, à 60 km
  • Down arrow.svg Dominique, à 26 km

Description

Photo satellite de l'archipel guadeloupéen.

De par son caractère archipélagique, la Guadeloupe dévoile des paysages aussi bien variés que contrastés sur un archipel composé de 1 628 km2 de terres émergées, et comprend une multitude d'îles, dont six sont habitées.

D'une superficie de 1 434 km2, la « Guadeloupe continentale » se compose de deux îles distinctes, qui sont séparées par un bras de mer n'excédant pas 200 mètres de large, appelé « la Rivière Salée ».

  • La Basse-Terre à l’ouest, 848 km2 (massif ovale de 45 km sur 20), est montagneuse et recouverte d'une forêt tropicale très dense du nord au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades.
D‘origine volcanique (comme certaines îles voisines de Dominique, Martinique et Sainte-Lucie), son plus haut sommet est le volcan en activité de la Soufrière culminant à 1 467 mètres, soit la plus haute altitude des petites Antilles. Comme dans la plupart des îles volcaniques, on y trouve aussi de nombreuses plages de sable noir et de sable roux.
  • La Grande-Terre à l’est, 586 km2 (triangle d’environ 40 km de côté), est plate et aride. L’eau douce de consommation y est amenée de l’île de Basse-Terre par des canalisations sous le pont traversant la Rivière Salée qui sépare les deux îles.
Sur un substrat calcaire (comme les îles voisines d’Antigua ou Barbade), elle se compose d’une plaine bordée d’une mangrove au sud-ouest, d’une succession irrégulière de mornes appelée « les grands fonds » au centre, et d’un plateau aride dentelé de côtes rocheuses et sauvages au nord. C’est sur le littoral sud de la Grande-terre, parsemé de plages de sable blanc à l’abri des récifs coralliens que se concentrent les grandes stations balnéaires ; ce littoral est appelé la « Riviera ».
La Rivière Salée coulant sur un axe nord-sud selon les courants de marée traverse l’est d’un isthme reliant les deux îles. La configuration et la position de ces dernières de part et d'autre de ce bras de mer font qu'elles sont souvent comparées aux ailes d’un « papillon » déployé sur la mer.

À quelques encablures du papillon, la « Guadeloupe insulaire » (ou les îles du sud) fait face au « continent » et se compose de plusieurs îles s’étalant de l’est jusqu’au sud-ouest de l’archipel, sur une superficie de 194 km2.

  • La Désirade, 21 km2, est une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km), qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 mètres d'altitude, est son point culminant.
  • Petite-Terre, est un petit archipel de 2 km2 constitué de deux îlots inhabités de Terre de Haut et de Terre de Bas fermés par un récif corallien, situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Pointe des Châteaux et de la Désirade dont il dépend administrativement.
  • Marie-Galante, 158 km2, est une grande île formée sur un substrat calcaire vallonné, arrosé par l'alizé. Par rapport à sa forme arrondie (15 km de diamètre), elle est surnommée la « Grande Galette ».
  • Les Saintes se présentent comme un petit chapelet de 9 îlets arides et escarpés. Deux de ces îlets sont habités : Terre-de-Haut, un îlet allongé de 5 km2 au centre de l’archipel, et Terre-de-Bas, l’îlet le plus grand de 8 km2 à l’ouest de l’archipel et de forme plus arrondie.

La Basse-Terre et les Saintes à l‘ouest de l’archipel sont issues de la formation d’une chaîne volcanique récente qui culmine à la Soufrière, alors que les autres îles à l’est de l’archipel sont d’origine corallienne. En raison de ses caractéristiques géologiques, l’archipel de la Guadeloupe est classé en zone III d’après le zonage sismique de la France.

Climat

Les îles des Caraïbes, sur le trajet des ouragans tropicaux.
Nuvola apps kweather.png Relevés des températures et des précipitations à Pointe-à-Pitre Weather-rain-thunderstorm.svg
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures moyennes (°C) 25 25 26 27 27 27 28 28 28 27 27 26 27
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 98 55 64 119 156 130 193 206 246 230 221 128 1 846

La Guadeloupe bénéficie d’un climat tropical tempéré par les influences maritimes et les alizés. On distingue deux saisons en Guadeloupe et dans les îles voisines :

  • une saison sèche appelée « carême » qui va de janvier à juin ;
  • une saison humide dite « hivernage », qui s'étale de juillet à décembre.

Côté température, avec une moyenne de 27 °C, il n'y a que peu de différence entre les mois les plus chauds (de 25 °C à 32 °C) et les mois les plus froids (de 23 °C à 29 °C). La géographie spécifique de l'archipel, le contraste entre la Basse-Terre et la Grande-Terre, entraine également un climat spécifique sur chacune de ces îles. La Grande-Terre et ses plateaux calcaires connaissent régulièrement de sévères sécheresses, alors que dans le même temps, le relief perpendiculaire au flux des alizés de la Basse-Terre régule le régime des pluies. La température moyenne de l’eau de mer est de 28 degrés Celsius.

Environnement

Philodendron giganteum sur l'île de Basse-Terre.
Importation de pesticides en Guadeloupe.

La Guadeloupe était autrefois très riche en biodiversité, en paysages à forte naturalité et en espèces endémiques. Depuis le XVIe siècle, elle a beaucoup perdu de son patrimoine naturel originel, à cause des prélèvements (chasse et pêche en particulier), du recul de la forêt, de l'urbanisation, d'une périurbanisation accélérée ces dernières décennies, ainsi qu'à cause des cultures intensives (banane et canne à sucre surtout) qui ont remplacé la forêt tropicale. Les cultures de la banane et de la canne à sucre ont marqué les paysages non montagneux et sont sources d'importantes pollutions. Sauf quelques exceptions (méthanisation), les effluents des distilleries sont pas, peu ou mal traitées. Cette agriculture exportatrice de sucre de canne, alcool (rhum) et bananes épuise les sols et est maintenant très grosse importatrice de pesticides, dont d'insecticides. Elle a longtemps été encouragée par quelques grandes familles productrices et par l’État.

Les séquelles de l'utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rémanents (chlordécone, paraquat en particulier) posent aujourd'hui problème ; outre une pollution durable, de nombreux sols et des écosystèmes (dans les zones dédiées aujourd'hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l'aval des bassins versants jusqu'en mer), une contamination générale du réseau d'eau potable par des organochlorés, confirmée à la fin des années 1990. Des mesures ont été prises pour assurer l'accès à une eau potable, mais les sols de certaines régions du territoire guadeloupéen et d'autres îles des Antilles sont durablement pollués par certains produits, dont le chlordécone. Des études sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santé.

Les récifs sont dégradés au moins à 50 % dans les grandes îles, et de nombreux herbiers marins sont également très dégradés. L'environnement végétal et les paysages restent préservés sur quelques parties de l'archipel, constituant une ressource majeure pour le tourisme. Ces espaces sont pour partie classés en ZNIEFF et protégés, pour certaines avec un statut de réserve naturelle guadeloupéenne, dont plusieurs grottes abritant des chiroptères protégés. Des cartes d'habitats sous-marins permettent d'envisager une meilleure gestion et protection de ces habitats fragiles et des corridors biologiques sous-marins, vulnérables aux pollutions (nitrates, turbidité, pesticides…), aux pressions anthropiques et aux aléas climatiques qui pourraient devenir plus fréquents et aigus dans le contexte du changement climatique global. À Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.

5 L'archipel en image



  • Une des nombreuses cascades, sur l'île de Basse-Terre
  • Les îles des Saintes vues depuis la Capesterre
  • La Soufrière, culminant à 1467 mètres d'altitude
  • Le Racoon de Guadeloupe, emblème de l'archipel
  • Canne à sucre, une des principales activités agricoles
  • L'îlet Caret dans le lagon du Grand Cul-de-sac Marin
  • Sur l'île de Basse-Terre, la flore est exubérante
  • Le fort Napoléon sur l'île de Terre-de-Haut, aux Saintes
  • Les iguanes sont nombreux dans la région
  • La plage de Feuillère sur l'île de Marie-Galante
  • La sous-préfecture établie à Pointe-à-Pitre
  • La Pointe des Châteaux, sur l'île de Grande-Terre

6 Économie

La culture de la banane.

La situation économique de la Guadeloupe, fortement déficitaire, est traduite par deux chiffres significatifs : le taux de chômage (22,7 % de la population active en 2007), et le taux de couverture des importations par les exportations (6 % en 1996); elle se classe au second rang des régions les plus touchées par le chômage dans l'Union européenne. En janvier 2010 le nombre de demandeurs d'emploi est de 51860 personnes ce qui augmente le taux de chômage à 23.7% de la population totale soit une hausse de près de 11.5% par rapport à 2009. De plus, un jeune guadeloupéen sur deux est sans emploi.

L'agriculture (canne à sucre, banane, melon, café, vanille, ananas, avocat, orange, citron, carambole, etc.), autrefois moteur économique de l'archipel, ne survit que grâce aux subventions de l'État et des collectivités locales. « La canne, c'est notre sidérurgie », ont coutume de dire les guadeloupéens et pour cause les industries, peu nombreuses, appartiennent essentiellement au secteur agroalimentaire (sucreries, rhumeries, conserveries). La canne à sucre et la banane, les deux plus grosses productions de l'archipel, sont en crise. Quant aux cultures fruitières et maraîchères, elles ne parviennent pas à couvrir les besoins des 400 000 habitants; chaque année, la Guadeloupe doit importer plus de dix mille tonnes de fruits et de légumes.

L'industrie représentait selon l'INSEE, 5,4 % de la valeur ajoutée totale du département en 2006 (contre 6,5 % en 1993) et 6,9 % des emplois. Il a partiellement dû son développement aux lois de défiscalisation. De plus, la Guadeloupe compte une dizaine de zones industrielles réparties sur tout le territoire; les activités se concentrent dans l’agglomération pointoise principalement sur le site de Jarry (325 hectares), commune de Baie-Mahault. Cette zone d'activité industrielle (l’une trois premières zones industrielles de France) regroupe 80 % des créations d’emplois des dix dernières années.

Le tourisme est le seul secteur économique à conserver un certain dynamisme ; les bons résultats de l’année 2007 confirment l’orientation favorable de la conjoncture du secteur. Le trafic de passagers à Pôle Caraïbes (hors transit) a progressé de 6,2 %, notamment sous l’effet du développement du tourisme de croisière, en hausse de 26,9 % sur l’exercice ; hors croisiéristes, le nombre de passagers arrivés dans l'archipel a crû de 3,6 %. L’hôtellerie classée a également bénéficié de l’augmentation de la fréquentation ; La Guadeloupe est visitée par une majorité de voyageurs en provenance de l'Hexagone (92 % des flux) devant ceux de l’Italie et de la Belgique.

 

7 Démographie

(Les données démographiques ne tiennent pas compte de Saint-Martin et Saint-Barthélemy)

Démographie de l'archipel guadeloupéen
Année 1664 1789 1879 1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2008
Habitants 11 437 106 593 174 231 276 545 305 312 315 848 317 269 353 431 386 566 400 736 401 784

Population : au 1er janvier 2008, la population était estimée à 401 784 habitants, alors qu'en 1999, la Guadeloupe comptait 386 566 habitants; sur ces neuf dernières années qui se sont écoulées, la croissance démographique a été de l'ordre de +3,94 %, croissance inférieure à celle de la France métropolitaine (+6,18 %), sur la même période.

Densité de population : en 2008, la densité moyenne était de 247 hab./km² contre 100 au niveau national ; de plus, un tiers des terres de l'archipel est consacré à l'agriculture et les zones montagneuses ne sont pas habitables, ainsi l'espace et le logement viennent à manquer. Située à la jonction des deux grandes îles de la Guadeloupe, l'agglomération pointoise (soit Pointe-à-Pitre, les Abymes, Baie-Mahault, le Gosier), regroupe à elle seule 33 % de la population; dans cette zone, la densité moyenne est de 772 hab./km², tandis qu'à Marie-Galante elle n'est que de 75 habitants/km².

Composition de la population : 72 % des guadeloupéens sont afro-caribéens, 14 % sont indo-caribéens, 9 % sont de type européen, 2 % de la population est originaire du Moyen-Orient, enfin, les autres, représentent près de 3 % des habitants. De plus, la population guadeloupéenne est très jeune.

Immigration dans la collectivité : la richesse de la Guadeloupe contraste avec la très grande pauvreté de plusieurs îles de la région des Caraïbes ; ainsi, la collectivité s'apparente à un Eldorado pour les populations de ces territoires. De plus, d'autres facteurs, comme l’instabilité politique, et les catastrophes naturelles expliquent cette immigration. Dès les années 1970, les premiers immigrés clandestins d’origine haïtienne arrivèrent en Guadeloupe pour satisfaire un besoin de main-d'œuvre dans le secteur agricole; à côté de cette immigration haïtienne, plus visible parce que plus nombreuse, la Guadeloupe a également connu l’arrivée et l’installation de populations de l’île de la Dominique et de la République dominicaine. En 2005, la préfecture qui représente l’État en Guadeloupe, avance les chiffres de 50 000 à 60 000 étrangers dans le département.

Les îles de Guadeloupe

Voir la carte physique
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Basse-Terre
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Pointe-à-Pitre
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Sainte-Anne
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Petit-Bourg
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Le Moule
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Sainte-Rose
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Capesterre-B-E
Vue sur les quais de Pointe-à-Pitre, la plus grande agglomération.

Rang Îles Pop. (2008) Pop. (99) Croissance Superficie(km²) Densité
1 Grande-Terre 197 681 196 767 en augmentation +0,46 % 586,68 km² 337
2 Basse-Terre 187 782 172 693 en augmentation +8,74 % 847,82 km² 221
3 Marie-Galante 11 872 12 488 en diminution -4,93 % 158,01 km² 75
4 Terre-de-Haut 1 831 1 729 en augmentation +5,90 % 5,22 km² 351
5 La Désirade 1 587 1 620 en diminution -2,04 % 21,42 km² 74
6 Terre-de-Bas 1 031 1 269 en diminution -18,8 % 7,58 km² 136
7 Petite-Terre 0 0 _ 1,70 km² _

Principales agglomérations

# Agglomérations Pop.(08) Pop. (99) Croissance Activités Îles
1 Pointe-à-Pitre - [SP] 132 884 132 751 en augmentation +0,10 % Pôle Economique G-T & B-T
2 Basse-Terre - [P] 36 282 36 126 en augmentation +0,43 % Pôle Administratif Basse-Terre
3 Sainte-Anne 23 457 20 410 en augmentation +14,9 % Tourisme Grande-Terre
4 Petit-Bourg 22 171 20 528 en augmentation +8,00 % Agriculture Basse-Terre
5 Le Moule 21 347 20 827 en augmentation +2,50 % Agriculture Grande-Terre
6 Sainte-Rose 19 587 17 574 en augmentation +11,5 % Agriculture Basse-Terre
7 Capesterre-Belle-Eau 19 339 19 568 en diminution -1,17 % Agriculture Basse-Terre
8 Morne-à-l'Eau 17 043 17 154 en diminution -0,65 % Agriculture Grande-Terre
9 Lamentin 15 831 13 434 en augmentation +17,8 % Agriculture Basse-Terre
10 Saint-François 14 149 10 659 en augmentation +32,7 % Tourisme Grande-Terre

8 Culture

La culture de la Guadeloupe suit depuis l'esclavage avec le Gwo Ka. C'est une musique simple jouée avec un instrument à percussion appelé le « Ka ». Le Gwo-Ka permettait aux esclaves noirs de communiquer pour les hommes de brousse.

Mais elle se fonde aussi sur le quadrille et la biguine qui sont toutes deux des danses de couple sur un air de musique entraînant.

En matière de gastronomie, la Guadeloupe se sert surtout de ses produits agricoles, comme le poyo (de la famille de bananes plus communément appelées bananes vertes ou ti-nain), du fruit de l'arbre-à-pain, de gombos, de choux, de cresson et des produits de la mer. Comme plat typique, on citera par exemple le blaff où le poisson, préalablement assaisonné, est cuit dans un petit bouillon agrémenté de cives (sorte d'oignons du pays), de persil, piment, thym... La cuisine guadeloupéenne est souvent épicée et assaisonnée en faisant macérer la viande ou le poisson pendant des heures avant de les faire cuire pour relever le goût.

La Guadeloupe est une terre de métissage entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie (Moyen-Orient, Inde). Ainsi la communauté indienne longtemps effacée, tient à faire reconnaître son identité. La présence de la couleur indienne que ce soit par le colombo (épice) ou par le tissu emblématique de la tenue traditionnelle, le madras, rappelle leur contribution très ancrée dans l'identité guadeloupéenne.

La communauté indienne a d'ailleurs une tradition qui lui est propre et qui vient d'Inde. Il s'agit des mayé men, prononciation déformée du nom de la déesse indienne mariamman.

Outre la cuisine, la Guadeloupe est connue pour son grand goût des festivités. Ainsi en période de Noël, les familles et amis se réunissent lors de chanté nwel occasion de chanter des cantiques et de faire la fête. Après les périodes de fêtes de fin d'année débutent les répétitions du Carnaval. Les groupes de carnaval défilent tous les dimanches soir, dans les rues jusqu'au vacances de Carnaval qui arrivent en février.

Les groupes à peaux, par exemple, Akiyo (qui signifie, « qui sont-ils ? ») sont des groupes composés uniquement de grosses percussions, et d'instruments de coque de lambi. Ils ont la particularité de ne pas avoir de cuivres dans l'orchestre, ni de chorégraphie, défilent souvent sans costumes thématiques.

Le Mardi gras, c'est la grande fête où les groupes de carnaval concourent dans le chef-lieu Basse-Terre ou à Pointe-à-Pitre pour les meilleurs costumes, meilleure musique ou meilleure chorégraphie dont le thème est imposé par les comités de carnaval. Puis le lendemain, le mercredi des Cendres, jour qui termine le carnaval, la mascotte de roi du carnaval surnommée Vaval est brûlée, ce qui signe la fin des festivités, tout le monde défile en noir et blanc (pour marquer le deuil de Vaval), et débutent alors les 40 jours de carême.

La population majoritairement catholique, respecte cette période, ainsi les boites de nuit se vident, les gens évitent de faire la fête, certains ne mangent que du poisson ou alors s'en privent. Mais, étant donné le grand engouement pour les fêtes, le « jeudi mi-carême », un défilé en rouge et noir identique au carnaval donc avec des groupes de musiciens précédés de personnes qui défilent est organisé.

Après cette période de privation, ce sont les fêtes de Pâques, lors desquelles les familles vont souvent camper sur la plage et mangent des plats à base de crabes : matété (riz cuit avec du crabe), calalou (crabes avec des feuilles de madères accompagné de riz blanc) ou dombrés aux crabes (petites boules de farine cuites avec du crabe).

La jeunesse guadeloupéenne soucieuse de son patrimoine culturel a fait naître un nouveau courant nommé Gwada Style, du nom que donnent les jeunes à l'archipel, la « Gwada ». On retrouve souvent cette expression dans la musique reggaeton/dance-hall, genres musicaux très populaires aux Antilles.

Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Jour de l’an Premier jour de l’année ; Pour les catholiques, fête de Sainte Marie (avant le concile Vatican II, Circoncision de Jésus-Christ).
Lendemain du dimanche de Pâques (lundi 25 avril en 2011, lundi 9 avril en 2012) Lundi de Pâques Pâques (fête chrétienne commune aux catholiques et aux protestants) est le premier dimanche qui suit la première pleine lune fictive de printemps.
1er mai Fête du Travail Commémore la ratification de la journée de travail de 8 heures; traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France (Depuis 1947, l’appellation "Fête du Travail" n’est que coutumière, i.e. non officielle).
8 mai Fête de la Victoire 1945 Commémoration de la capitulation allemande et de la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945).
27 mai Abolition de l’esclavage Dans le département de Guadeloupe uniquement.
39 jours après Pâques (jeudi 2 juin en 2011, jeudi 17 mai en 2012) jeudi de l'Ascension Fête chrétienne célébrant la montée de Jésus aux cieux.
lendemain du septième dimanche après Pâques (lundi 13 juin en 2011, lundi 28 mai en 2012) Lundi de Pentecôte Lundi férié (seul le dimanche garde une signification religieuse particulière).
14 juillet Fête nationale Commémoration de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 (elle-même anniversaire de la prise de la Bastille en 1789).
21 juillet Fête Victor Schoelcher Commémoration de la naissance (en fait le 22 juillet 1804) du député Victor Schoelcher qui fut à l'origine de l'abolition de l'esclavage, spécifique à la Guadeloupe et à la Martinique.
15 août Assomption Fête catholique célébrant la montée de la Vierge Marie aux cieux.
1er novembre Toussaint Fête de tous les saints de l’Église catholique.
11 novembre Armistice de 1918 Commémoration de l’armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale.
25 décembre Noël Naissance de Jésus-Christ.
Paysage du nord de la Grande-Terre, surnommée « la petite Bretagne des Antilles ».

9 Langue

La Guadeloupe étant un département français, le français en est la langue officielle. Les représentants des plus vieilles générations de l'archipel ne parlent pas toujours couramment le français, mais le créole guadeloupéen. Le créole guadeloupéen est considéré comme une langue régionale, langue ancienne née d'un métissage de français, d'anglais et de langues africaines et de certains mots amérindiens. Quelques exemples de rapprochements souvent ignorés avec l'anglais : En créole, lorsque l'on dit de quelqu'un qu'il a biguidi, cela signifie se défiler, perdre ses forces ou son sang-froid. En anglais to be giddy peut signifier être étourdi, fébrile, avoir le vertige. En créole un tré désigne le plateau d'une marchande. En anglais a tray est un plateau. En créole on lo moun veut dire « beaucoup de monde ». En anglais, on dirait a lot of people (soit littéralement un lot de personnes, beaucoup de monde). Également l'expression méré lékol (sécher les cours), vient de my way sous-entendu I go my way (Je suis ma route ailleurs qu'à l'école). Le créole a été créé pour que tout les groupes ethniques en présence sur l'archipel puissent se comprendre, il s'agit des européens (majoritairement français), africains et amérindiens. Le créole est ainsi un mélange. Il fut créé dès le XVIIe siècle en réponse à une urgence communicative. Les Français contrairement aux Espagnols dont seuls les Castillans avaient au départ le droit de coloniser l'Amérique, et aux Anglais, les Français ne possédaient pas à l'époque de la colonisation de la Guadeloupe de langue unifiée. Les Bretons parlaient breton, les Normands le normand, etc. C'est pourquoi ils ne pouvaient pas imposer leur langue. Le créole est dès le départ la langue de toutes les "races" créé pour que tous puissent communiquer ensemble.

Les habitants de la Dominique et Sainte-Lucie et un petit groupe en Louisiane et à Trinidad parlent un créole à base lexicale francophone car leurs îles (et territoire) ont été colonisé par les Français. Les créoles de la Guadeloupe, de la Dominique, de Martinique et de Ste Lucie sont très proche et les habitants créolophones de ces îles se comprennent aisément. Le créole haïtiens est aussi proche, mais un peu moins.

La syntaxe du créole guadeloupéen (comme celui des autres îles de la Caraïbe) ne considère pas le vouvoiement, exprimé par la 2e personne du pluriel en français. Le créole est aussi une langue très imagée, et très philosophique par ses expressions. Le créole est une langue rude, les expressions sont souvent crues, ce qui traduit littéralement en français peut facilement porter à confusion. Pourtant leur utilisation en langue créole ne traduit pas la violence qui lui équivaut en français. Par exemple an ke limmé di fé si'w qui mot à mot se traduirait « je vais allumer du feu sur toi » ne signifie pas l'envie du locuteur d'incendier la personne avec laquelle il dialogue, mais plutôt son intention de l'impressionner de par sa prestation, comme quelqu'un dirait « je vais te laminer » ou « je vais te donner une leçon » lorsqu'il est sûr de gagner à une partie de jeu vidéo.

Quelques éléments de phonétique : le créole a été écrit pour la toute première fois par un béké guadeloupéen à la fin du XVIIe siècle. À l'époque, il l'avait retranscrit à partir de l'orthographe française. Maintenant la lettre « c » n'existe pas, ni l'association « qu », le son [k] s'écrit avec un K. Le son « in » (de matin) s'écrit « en », et le son « an » (de enfant) s'écrit « an ». Le retour aux sources de la population guadeloupéenne a créé un véritable intérêt pour le créole, des livres de contes et de poésies sont depuis une dizaine d'année édités en créole et en français. Hector Poullet est notamment un pionnier des dictées médiatisées en créole.

Les Guadeloupéens qui ont aujourd'hui 50 ans ont connu une période de répression du créole. En effet, le créole était considéré comme une langue rappelant des origines modestes, donc les parents et les instituteurs interdisaient à leurs enfants de s'exprimer en créole. Cela n'empêchait pas les enfants de s'exprimer en créole entre eux. Il est encore aujourd'hui considéré comme impoli pour un enfant de s'adresser directement en créole à un adulte; pour autant le créole n'a pas disparu. Maintenant les jeunes intègrent des mots anglais, notamment provenant de l'anglais jamaïcain au créole. Ainsi les adultes ont parfois du mal à « comprendre » le créole parlé par leurs enfants, comme les parents de l'hexagone ne saisissent pas toute une conversation en verlan ou en argot des jeunes adolescents.

Certaines personnes âgées qui n'ont pas eu la chance d'être scolarisées très longtemps préfèrent s'exprimer en créole, et de ce fait parlent créole, alors que le reste de la population parle le plus souvent français que créole pour engager une conversation. Le créole est facilement parlé sur les ondes, entre amis, dans les églises, il s'agit véritablement d'une deuxième langue.

10 Musique

Archipel de métissage musical, les plages sont bercées par le zouk, le Gwo Ka, la biguine et bien d'autres styles musicaux FWI, « French West Indies ».

Le Gwo-ka, datant de l'esclavage, est la racine musicale guadeloupéenne. Le Gwo Ka a été inventé par les esclaves au XVIIIe siècle et était un moyen d'expression au même titre que le créole, aussi bien qu'une musique identitaire. Le Gwo-ka se joue avec un ka sorte de tambour et est composé de sept rythmes : toumblak, woulé, pajenbel, graj, kaladja, menndé, lewoz; chacun correspondant à un état d'esprit et une ambiance particulière. Aujourd'hui encore, il existe des soirées « lewoz », où musiciens, les « tambouyè », chanteurs, les « répondè » et danseurs improvisent une conversation rythmée pendant des heures. Le terme Ka viendrait de quart, le nom donné aux tonneaux à partir desquels ces « tambours » étaient fabriqués.

Le zouk originellement est une dérive du rythme de la biguine. La percussion du Zouk reprend les temps fort du rythme de la batterie de la biguine.Bien qu'il désigne un bal populaire, le créateur du zouk est l'artiste guadeloupéen Roland Louis, mais il est admis que ce sont les groupes comme Kassav'(dont faisait partie Patrick Saint-Éloi), Zouk Machine, Expérience 7, Gilles Floro et Francky Vincent qui ont été les premiers à exporter ce style musical en dehors de l'archipel guadeloupéen.

Le plus gros succès du Zouk fut néanmoins Maldon, chanson interprétée par les trois filles de Zouk Machine, parmi lesquelles se trouvait la chanteuse Jane Fostin. Au fil de l'évolution s'est crée une nouvelle variante du zouk, le Zouk-love, plus lent.

Les jeunes musiciens guadeloupéens sont actuellement orientés vers le zouk ou zouk-love (Medhy Custos, Slaï), vers le dance-hall ou Reggae-dancehall (Admiral T) et vers la création de label indépendants (Mozaik Kreyol « MK » d'Admiral T, G ZUP concept de DJ Xiner, G Prod de Missié GG…).

 

11 Quelques personnalités

Musiciens

Laurent Voulzy, lors d'un concert à Belle-Île pour le départ du trophée BPE.

  • Admiral T - Dancehall
  • Krys - Dancehall
  • Tom Frager - Reggae / Variété
  • Nuttea - R&B
  • Matt Houston - R&B
  • Brasco - Rap
  • Jacques Schwarz-Bart - Jazz
  • Georges Plonquitte - Biguine
  • Marcel Lollia « Vélo » - Gwo-ka
  • Akiyo - Mouvement culturel
  • Laurent Voulzy - Variété
  • Francky Vincent - Zouk
  • Gilles Floro - Zouk
  • Jocelyne Labylle - Zouk
  • Joëlle Ursull - Zouk
  • Jean Michel Rotin - Zouk
  • Kassav - Zouk
  • Patrick Saint-Éloi † 2010
  • Tanya Saint-Val - Zouk
  • Zouk Machine - Zouk
  • Medhy Custos - Zouk love
  • Slaï - Zouk love

Sportifs

Didier Dinart, champion de handball.

  • Christine Arron - Athlétisme
  • Roger Bambuck - Athlétisme
  • Johanna Danois - Athlétisme
  • Patricia Girard - Athlétisme
  • Claude Issorat - Athlétisme
  • Marie-José Pérec - Athlétisme
  • Rodrigue Beaubois - Basket-ball
  • Jim Bilba - Basket-ball
  • Mickaël Gelabale - Basket-ball
  • Mickaël Pietrus - Basket-ball
  • Jean-Marc Mormeck - Boxe
  • Grégory Baugé - Cyclisme
  • Laura Flessel - Escrime
  • Jocelyn Angloma - Football
  • William Gallas - Football
  • Thierry Henry - Football
  • Lilian Thuram - Football
  • Marius Trésor - Football
  • Ronald Zubar - Football
  • Didier Dinart - Handball
  • Teddy Riner - Judo
  • Gael Monfils - Tennis

Personnalités politiques

Victorin Lurel, Président du Conseil régional de la Guadeloupe.
  • Victorin Lurel - PS, Président du Conseil régional et député
  • Marie-Luce Penchard - UMP, Ministre chargée de l'Outre-Mer
  • Lucette Michaux-Chevry - UMP, Sénatrice-maire de Basse-Terre
  • Jacques Gillot - GUSR, Président du Conseil général et sénateur
  • Gabrielle Louis-Carabin - UMP, Députée-maire du Moule
  • Eric Jalton - PS, Député-maire des Abymes
  • Daniel Marsin - LGM, Sénateur, conseiller régional
  • Jeanny Marc - GUSR, Députée-maire de Deshaies
  • Joël Beaugendre - UMP, Maire de Capesterre-Belle-Eau
  • Patrice Tirolien - PS, Député européen, maire de Grand-Bourg
  • Patrick Karam - UMP, Nommé à la DIMECFOM, conseiller régional
  • Richard Samuel - Préfet de Maine-et-Loire depuis novembre 2009
  • George Pau-Langevin - PS, Députée de Paris
  • Gerty Archimède † 1980 - PCF, Première femme députée de Guadeloupe
  • Hégésippe Jean Légitimus † 1944 - SFIO, Ancien maire de Pointe-à-Pitre

Personnalités littéraires

Maryse Condé, écrivaine récompensée pour son talent à maintes reprises.
  • Georges Brédent - Écrivain / Avocat
  • Edouard Boulogne - Écrivain / Philosophe
  • Maryse Condé - Écrivaine
  • Jacky Dahomay - Philosophe
  • Daniel Maximin[20] - Écrivain
  • Ernest Pépin - Écrivain
  • Saint-John Perse † 1975 - Poète
  • Gisèle Pineau - Femme de lettres
  • Hector Poullet - Poète / Écrivain
  • Claude Ribbe - Écrivain / Historien
  • Simone Schwarz-Bart - Écrivaine
  • Guy Tirolien † 1988 - Poète
  • Timothy Williams - Écrivain / Professeur

Autres personnalités

Christine Kelly, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel.
  • Flamand Barny - Réalisateur
  • Corinne Coman - Miss France 2003
  • Guy Cornély † 2005 - Chercheur
  • Véronique de la Cruz - Miss France 1993
  • Babette de Rozières - Chef cuisinier
  • Elie Domota - Syndicaliste
  • Cindy Fabre - Miss France 2005
  • Greg Germain - Doubleur / Acteur
  • Christine Kelly - Journaliste
  • Pascal Légitimus - Acteur
  • Jacques Martial - Président de l'EPPGHV
  • Charly Nestor - Animateur télé
  • Firmine Richard - Actrice

Personnalités historiques

Guillaume Guillon Lethière.
  • Joseph Bologne de Saint-George † 1799 - Escrimeur, musicien, militaire
  • Camille Mortenol † 1930 - Commandant de la défense aérienne de Paris
  • Guillaume Guillon Lethière † 1832 - Artiste peintre
  • Louis Delgrès † 1802 - Antiesclavagiste
  • La Mulâtresse Solitude † 1802 - Résistante
  • Victor Schœlcher † 1893 - Ancien député de la Guadeloupe
  • Joseph Ignace † 1802 - Officier des troupes républicaines
  • Capitaine Massoteau † ? - Capitaine
  • Louis de Curt † ? - Capitaine, député
  • Jacques François Dugommier † 1794 - Général
  • Raoul Georges Nicolo † 1993 - Ingénieur, savant, inventeur

12 Codifications

L'archipel Guadeloupe a pour codes :

  • .gp, selon les noms de domaines internet
  • GP, selon la norme ISO 3166-1, code alpha-2
  • GLP, selon la norme ISO 3166-1, code alpha-3
  • TF, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports
  • F-OG, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs

Source Wikipédia

 

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