La Polynésie Française

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La Polynésie Française est une Collectivité d'Outre-Mer.

Qui n'a jamais rêvé de Tahiti et de ses lagons bleus? Tahiti est la destination d'Outre-Mer qui fait le plus rêver les Français de Métropole.
Tahiti est la plus grande des îles de la Polynésie Française qui en compte 118 avec 5 archipels.

Les habitants de la Polynésie Française sont environ 250 000 et les Polynésiens sont aussi appelés "Mahoi".
La température moyenne en Polynésie Française est d'environ 27°C et l'on distingue deux saisons: une saison chaude plutôt humide de novembre à mars et une saison plus fraîche d'avril à octobre.

L'économie de la Polynésie Française est surtout basée sur le tourisme et la perliculture (culture de la perle).
La monnaie utilisée en Polynésie Française est le Franc Pacifique (1 Euro = 120 Francs Pacifiques).

La Polynésie Française est donc composée de 5 archipels:


- l'archipel des Tuamotu (Anaa, Fakarava, Hao, Makemo, Manihi, Rangiroa, Tikehau, Mataiva...)


- l'archipel de la Société avec les îles du Vent (Tahiti, Moorea, Tetiaroa, Mehetia, Maiao) et les îles Sous-le-Vent (Bora-Bora, Huahine, Maupiti, Raiatea, Tahaa,Manuae, Maupihaa, Motu One, Tupai...)


- l'archipel des Marquises cher à Jacques Brel et au peintre Gauguin (Nuku Hiva, Hiva Oa...)


- l'archipel des Australes (Tubuai, Rurutu...)


- l'archipel des Gambier (Mangareva, Taravai, Akamaru...)

 

Les Marquises

 

 

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En savoir plus sur la Polynésie Française

 

La Polynésie française est un pays d'outre-mer de la République française, composé par 5 archipels, soit un total de 118 îles dont 67 habitées, situé dans le sud de l'océan Pacifique, à environ 6 000 km à l’est de l’Australie.  Elle inclut aussi les immenses espaces maritimes adjacents.

Sommaire

  • 1 Histoire
    • 1.1 Le peuplement des cinq archipels par les Polynésiens
    • 1.2 Histoire moderne et contemporaine
  • 2 Géographie
  • 3 Politique et institutions
    • 3.1 Institutions
    • 3.2 Politique
    • 3.3 Subdivisions
  • 4 Population et société
    • 4.1 Démographie
    • 4.2 Les langues
    • 4.3 Les religions
    • 4.4 La société polynésienne
  • 5 Économie
    • 5.1 Télécommunications
    • 5.2 Transports
    • 5.3 Tourisme
  • 6 Loisirs, Culture et Patrimoine
    • 6.1 Le patrimoine naturel
    • 6.2 La patrimoine artistique
      • 6.2.1 La musique
      • 6.2.2 La danse
      • 6.2.3 La peinture et la sculpture
      • 6.2.4 La littérature
      • 6.2.5 Le tatouage
      • 6.2.6 L'artisanat
    • 6.3 Les sports polynésiens
    • 6.4 La gastronomie
    • 6.5 Manifestations culturelles et festivités
  • 7 Forces de défense et de sécurité
  • 8 Codes
  • 9 Galerie
  • 10 Voir aussi
    • Bibliographie
      • 10.1 XIXe siècle
      • 10.2 XXe siècle

Histoire

Le peuplement des cinq archipels par les Polynésiens

Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers IIe millénaire av. J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien important avec eux leur langue. Vers le XVe siècle av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Histoire moderne et contemporaine

À partir de 1521, date de la découverte de Puka Puka par Magellan, les Européens explorent progressivement la Polynésie orientale aux XVIIe et XVIIIe siècle. Tahiti n’est découverte qu’en 1767 par le Britannique Samuel Wallis, suivi en 1768 par Bougainville et par Cook en 1769. La fin du XVIIIe siècle est marquée par la promotion d’un chef de Tahiti, qui, allié aux Anglais, fonde la lignée des Pomare, et par l’implantation à Moorea de missionnaires britanniques.

Au début du XIXe siècle, les îles de la Société sont converties au christianisme (protestant) sous l’égide de la dynastie des Pomare, tandis que des missions catholiques françaises s’implantent aux Gambier et aux Marquises dans les années 1830.

Les années 1840 sont marquées par le début de l’implantation coloniale française, d’abord aux Marquises puis à Tahiti, où la reine Pomare IV doit accepter le protectorat français (1843). En 1880, Pomare V accepte de céder son royaume à la France ; il devient l’élément principal d’une colonie, les Établissements français d’Océanie (EFO). Les îles encore indépendantes sont intégrées aux EFO de 1887 à 1901.

Des habitants des EFO participent aux combats de la Première Guerre mondiale avec le bataillon du Pacifique ; parmi eux le futur leader du mouvement anticolonialiste, Pouvanaa Oopa. Mais il faut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour qu’une évolution sensible ait lieu.

En 1940, les EFO rallient la France libre et un nouveau bataillon du Pacifique est formé. En 1946, la constitution de la IVe République établit l’Union française : les EFO passent du statut de colonie à celui de territoire d'outre-mer et le droit de vote est accordé aux habitants. Le mouvement anticolonialiste se structure dans les années 1945-1949 : en 1949, Pouvanaa Oopa est élu député et fonde le RDPT, parti autonomiste, qui domine la vie politique dans les années 1950, malgré la formation de l’Union tahitienne de Rudy Bambridge, parti attaché au maintien de la souveraineté française.

En 1957, les EFO prennent le nom de Polynésie française et bénéficient d’un statut plus autonome grâce à la loi-cadre Defferre. Mais l’installation de la Ve République en mai 1958 entraîne une forme de mise au pas, avec notamment l’arrestation de Pouvanaa Oopa, condamné à 8 ans de prison.

À partir de 1962, la Polynésie française entre dans une ère nouvelle : celle de l’installation du Centre d’expérimentations du Pacifique qui amène plusieurs milliers de militaires et de techniciens dans le territoire, à Moruroa, Fangataufa, Hao, mais aussi à Papeete qui connaît de surcroît un afflux de populations polynésiennes.

Dans les années 1960 et 1970, deux questions d’ailleurs liées sont essentielles : celle du statut du territoire et celle des effets d'essais nucléaires qui commencent en 1966. L’Union tahitienne (Rudy Bambridge, puis Gaston Flosse), ralliée au parti gaulliste (UNR, UDR puis RPR) défend les positions gouvernementales tandis que le RDPT est plus contestataire : il est d’ailleurs dissout en 1963, ce qui amène la création du Pupu Here Aia en 1965 (John Teariki). Une nouvelle personnalité politique apparaît en 1965 : Francis Sanford, avec le parti Te Ea Api, qui adopte une orientation autonomiste. Pouvanaa Oopa est libéré de son exil en métropole en 1968 et devient sénateur en 1971 pour le Pupu Here Aia.

Au cours des années 1970, apparaissent des formations plus nettement indépendantistes, notamment le parti créé par Oscar Temaru (FLP/Tavini Huiraatira). Un premier changement de statut a lieu en 1977 (autonomie de gestion), complété en 1984 (autonomie interne). En ce qui concerne les essais nucléaires, devenus souterrains en 1975, ils sont suspendus en 1992, mais une reprise a lieu en 1995-1996, puis le démantèlement du CEP est décidé.

Dans les années 1990 et 2000, la vie politique est structurée autour de deux partis : Tavini Huiraatira (Oscar Temaru) et Tahoeraa Huiraatira (Gaston Flosse). En 2004, plusieurs formations se regroupent autour du Tavini et forment l'UPLD. En 2008, l'UPLD et Tahoeraa Huiraatira concluent un accord de gouvernement et forment l'UDSP.

Géographie

Ce territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti.

Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de points chauds situés à l’intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord-ouest), le point chaud restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l’activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaître de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s’agit là toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune — Tahiti — située au sud-est de l’archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora — situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens.

French Polynesia relief map.svg

Nombre d'atolls, à la surface émergée très réduite, sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.

Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches. Par contre, sur les parties émergées, le manque ou parfois l’absence totale d’eau douce ne permet qu'une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés ne sont peuplés que de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.

À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2 241 m pour l’Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la Lune est quasiment nul sauf en début d'austral (pleine lune de la Toussaint).

Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d’accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.

En revanche aux îles Marquises dont la formation géologique est plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.

Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant parsemée de petites criques cernées par une forêt d’arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l’Antiquité, et les Marquises recèlent des sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes parmi les plus anciennes.

Politique et institutions

Institutions

La Polynésie française est une collectivité d'outre-mer, actuellement régie par la loi organique n° 2004-192 modifiée. Elle bénéficie d'une large autonomie politique.

Le pouvoir réside essentiellement entre les mains d’une Assemblée territoriale élue au suffrage universel et possédant le pouvoir délibérant.
L’organe exécutif est constitué par le Gouvernement (anciennement conseil de gouvernement) placé sous le contrôle de l'Assemblée et présidé par le Président de la Polynésie française qui est élu par cette dernière.

Néanmoins, il ne s’agit pas d’une libre association d’États comme peuvent l’être les anciennes dépendances néo-zélandaises. En tant que collectivité d’outre-mer française (C.O.M.), l'administration des fonctions régaliennes (notamment les relations extérieures, le contrôle de l'immigration, la monnaie, le crédit, les changes, la défense, la justice, les principes généraux du droit du travail, l'ordre public, la sécurité civile, l'enseignement supérieur) y est assurée par l'État, représenté localement par un haut-commissaire de la République.
Celui est secondé par un secrétaire général et dispose de quatre directions, chargées d'instruire les dossiers de fond. Ces directions assurent des missions de contrôle, de gestion, d'assistance technique et veillent à l'application du droit.
Les chefs des subdivisions administratives, sous l'autorité du haut-commissaire, ont une mission de tutelle, de conseil et d'assistance aux 48 communes de Polynésie française. Ils assurent, et notamment dans les archipels éloignés de Tahiti, une présence sur le terrain et une liaison étroite avec les populations, les agents économiques locaux et les collectivités publiques.
Globalement, l'ensemble des services, sous la direction du haut-commissaire, concourt dans le cadre des lois de la République, dans le respect de l'autonomie, et en liaison avec tous les partenaires locaux, au développement économique, social et culturel de la Polynésie française.
Le nouveau statut donne au territoire l'exercice de toutes les compétences nécessaires à son développement économique et social, à l'exclusion de celles qui relèvent des attributions souveraines de l’État.

La langue française reste obligatoire dans ces services, tandis que dans le domaine de la justice, les lois et les arrêts peuvent être rendus en reo maohi avec traduction en français. Par ailleurs, l’enseignement des langues polynésiennes (tahitien, mangarevien, tuamote, marquisien) est organisé dans l'ensemble des cycles scolaires et universitaires.

Haut-Commissariat de la République à Papeete
Assemblée à Papeete

En ce qui concerne l'éducation, l'archipel est administré par un vice-rectorat, mais de nombreuses compétences ont été transférées au ministère polynésien de l'éducation, qui comporte deux grands services : la direction des Enseignements primaires (DEP) et la direction des Enseignements secondaires (DES).

Politique

La France a mené 46 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie entre 1966 et 1974, suivis de plus de 150 essais souterrains.

Subdivisions

Communes et subdivisions administratives de la Polynésie française

La Polynésie française est composée de 5 subdivisions administratives (listées ici du nord-est au sud-ouest) :

  • La subdivision des îles Marquises au nord-est de la Polynésie française (les plus proches au sud d’Hawaii et à l’est de Kiribati), comprend deux groupes d’îles distincts :
    • le groupe Nord, autour de l’île de Nuku Hiva (la plus grande et la plus peuplée des Marquises, et la troisième plus grande île de la Polynésie française, qui est le siège de la commune de Taiohae, le village chef-lieu des Marquises) et de l’île de Ua Pou ;
    • le groupe Sud, autour de l’île de Hiva Oa.
  • La subdivision des Tuamotu-Gambier, la plus grande des cinq, composée en fait de deux archipels :
    • l’archipel des Tuamotu, aussi appelé Paumotu ou îles Dangereuses, aux 84 îles, récifs et atolls de faible profondeur s’étendant du nord-ouest (près de Kiribati) au centre et à l’est de la Polynésie française. L’archipel, immense et faiblement peuplé, se compose de plusieurs groupes d’atolls (certains presque totalement immergés en faible profondeur) et îlots :
      • les îles du Roi Georges au nord-ouest des Tuamotu (dont les atolls de Ahe, Manihi, Takaroa, Takapoto),
      • les îles Palliser au sud des précédentes, composées de larges atolls (dont l’atoll de Rangiroa, l’île principale des Tuamotu, le second atoll au monde par sa taille et le plus grand de Polynésie, où est également produit le vin de Tahiti, et les atolls de Mataiva, Tikehau, Arutua, Apataki, Kaukura, Toau, Aratika, Kauehi),
      • les îles Raevski, au centre des Tuamotu (dont l’atoll de Fakarava, le second plus grand atoll de Polynésie française, les atolls voisins de Raraka, Faaite, Tahanea, Motutunga, Katiu, Makemo, Marutea Nord, Raroia, Takume, et l’île d’Anaa plus au sud),
      • les îles du Désappointement, au nord-est des Tuamotu (dont les petits atolls de Tepoto, Napuka, et Puka-Puka),
      • un groupe d’atolls et d’îlots épars au centre des Tuamotu (dont les atolls de Marokau-Ravahere, Hao, Amanu, et l’île de Vahitahi et ses voisines), et plus au nord-est un chapelet d’îles (Fangatau, Fakahina, Tatakoto, Pukarua, Reao, ces dernières étant parfois comptées parmi les îles du Désappointement),
      • les îles du Duc de Gloucester, de petite taille et quasiment inhabitées, au Sud-Sud-Ouest des Tuamotu (dont l’île d’Hereheretue), administrées depuis Hao.
      • un groupe d’îlots et d’atolls au sud-est des Tuamotu (dont les atolls de Moruroa et Fangataufa en cours de rétrocession par l’État français à l’administration civile polynésienne, ainsi que les atolls de Marutea Sud et les îles du groupe Actéon), administrés depuis les îles Gambier ;
    • les îles Gambier au sud-est (les plus proches des îles Pitcairn britanniques), dont la plus grande île est Mangareva (qui est le siège de la commune de Rikitea, le chef-lieu des Tuamotu-Gambier), les trois autres grandes îles étant Aukena, Akamaru et Taravai, toutes cernées par le même récif corallien d’où émergent une dizaine d’îlots.
  • L’archipel de la Société, à l’ouest de la Polynésie française, est le plus peuplé et divisé administrativement en deux :
    • La subdivision des îles Sous-le-Vent, la partie ouest-nord-ouest de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
      • Bora-Bora et Maupiti au nord, les plus proches des îles Cook ;
      • Huahine ;
      • Raiatea, la plus grande de ces îles, sur laquelle se trouve le chef-lieu (la commune de Uturoa) ;
      • Tahaa, située dans le même lagon que Raiatea ;
      • les atolls Motu One, Maupihaa, Manuae et Tupai.
    • La subdivision des îles du Vent, la partie est-sud-est de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
      • Tahiti, la plus grande île et la plus peuplée de toute la Polynésie française, formée par deux volcans reliés par l'isthme de Taravao. Le mont Orohena culmine sur la partie nord-ouest Tahiti Nui, « la grande Tahiti », qui est le siège de la commune de Papeete, chef-lieu des îles du Vent et capitale de la Polynésie française (la partie sud-est de l’île est Tahiti Iti, « la petite Tahiti ») ;
      • l’île proche de Moorea, aussi appelée « l’île sœur », formée par le volcan du mont Toheia et cernée d’une barrière de corail ;
      • mais aussi les îlots de Maiao et Mehetia et l'atoll de Tetiaroa.
  • La subdivision des îles Australes, dans le tiers sud de la Polynésie française, composées en fait de deux archipels :
    • les îles Tubuaï se formant au sud-ouest (du nom de sa plus grande île Tubuaï et de sa commune chef-lieu est Tubuai comprenant aussi les communes Mataura associée à celles de Taahueia et Mahu, et formant un chapelet s’étendant de l’île Maria à l’île Raivavae via les îles de Rimatara et Rurutu), à l’est de la partie principale (australe) des îles Cook ;
    • les îles de Bass, dont fait partie l’île de Rapa ou Rapa Iti « petite Rapa » (à ne pas confondre avec l’île de Pâques aussi appelée Rapa Nui « grande Rapa » très isolée et située bien plus loin à l’est vers le Chili) et les îles Marotiri (les plus méridionales de toutes les îles de la Polynésie française, et les plus isolées).

Population et société

Démographie

La Polynésie Française comptait 259 706 habitants au 20 août 2007, ce qui représente moins de 0,5 % de la population de la France, mais 10 % de la France d'outre-mer et un tiers de la population des collectivités d'outre-mer.

On peut distinguer trois communautés ethniques principales :

  • les Polynésiens : 78 %;
  • les Européens : 12 %;
  • les Asiatiques (pour la plupart Chinois): 10 %.

Les langues

Le français est la seule langue officielle.

  • L'Institut statistique de Polynésie française (ISPF) dénombrait en 2007 94,7 % de personnes de plus de 15 ans sachant parler, lire et écrire le français, alors que 74,6 % de ces mêmes personnes savaient parler, lire et écrire une des langues polynésiennes. Parmi cette population âgée de plus de 15 ans, la langue la plus parlée à la maison était le français pour 68,5 %, une des langues polynésiennes pour 29,9 % (essentiellement le tahitien), et le chinois pour 1,0 % (surtout le hakka).
  • L'université Laval (Québec) estime que 81,8 % des habitants sont francophones.
  • Le dénombrement des francophones dans les pays membres de l'OIF en 2005 indique 90 % de francophone en Polynésie française.

Les religions

Le christianisme occupe une place centrale dans la société polynésienne contemporaine. En 1951, le recensement mentionnait cinq Églises et indiquait qu’un quart de la population était catholique, un peu plus de la moitié protestante (54,81 %), les Églises restantes – adventistes, Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et Communauté du Christ, appelée localement « sanito », ne rassemblant à elles trois que 6,41 % des habitants de Polynésie française. En 1971, date du dernier recensement mentionnant l’appartenance religieuse, l’Église catholique avait nettement progressé (34,5 %), l’Église évangélique de Polynésie française (EEPF, protestante historique - 50,5 %) un peu décliné.

Au cours des années 1980 de nouvelles Églises se sont développées – notamment les pentecôtistes – tandis que les Églises adventistes et, surtout, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, progressent de manière très significative, aux dépens le plus souvent de l’EEPF. Les dernières indications disponibles, publiées en 2006, montrent que désormais près d’un Polynésien sur cinq n’appartient ni à l’Église catholique ni à l’EEPF (rebaptisée Église protestante ma’ohi en 2004).

L'Église protestante ma’ohi (EPM): L’EPM rassemble environ 38 % de la population polynésienne. Elle est l’héritière des premières missions protestantes en Océanie, qui ont introduit le christianisme à Tahiti. Le 5 mars 1797, date à laquelle les missionnaires du navire le Duff affrété par la London Missionary Society ont débarqué dans la baie de Matavai, est inscrite depuis 1978 sur le calendrier des fêtes officielles polynésiennes et commémorée chaque année par l’EPM.

L'Église catholique : L’Église catholique représente elle aussi environ 38 % de la population. Les missions catholiques se sont implantées à partir de 1834 dans les archipels qui forment aujourd’hui la Polynésie française : aux îles Gambier (frères de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, dite de Picpus) avec la conversion du roi Maputeoa en 1836, aux îles Marquises (la première mission est fondée en 1839 sur l’île de Nuku Hiva), puis à Tahiti. Depuis la fin des années 1970, le Renouveau charismatique occupe une place importante dans la vie de l’Église catholique en Polynésie française : au moins un quart des fidèles.

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours : 6,5 % de la population. Premières missions mormones à partir de 1844, dans les îles Tuamotu et aux îles Australes (Tubuai). Elle a connu une forte croissance au cours des années 1980.

La Communauté du Christ, appelée localement « sanito » : 3,6 % de la population.

L’Église adventiste (5,8 %) : en Polynésie française, les adventistes sont surnommés « petania » (« Pitcairn » en tahitien), en référence aux habitants de l’île de Pitcairn qui ont été les premiers adventistes en Océanie, dès 1886, et au voilier Pitcairn dont l’escale à Tahiti en décembre 1890 marqua le début de la mission adventiste dans les îles de la Société.

Autres Églises : Les pentecôtistes depuis 1962 (d’abord dans la communauté chinoise de Tahiti, puis dans l’ensemble de la population à partir des années 1980 – 1,5 %).

Autres religions : Bahaïsme, bouddhisme (chinois traditionnel et zen) et judaïsme (une synagogue à Tahiti).

Les témoins de Jéhovah (2 %) sont présents depuis le début des années 1960.

Source : Y. Fer et G. Malogne-Fer, chapitre « French Polynesia » in Manfred Ernst (dir.), Globalization and the Re-Shaping of Christianity in Oceania, Suva (Fidji), PTC, 2006.

La société polynésienne

  • la criminalité

La Polynésie française possède l’un des taux de criminalité le plus bas de France (35,73 ‰ en 2006).

  • La santé

La couverture médicale est généralement bonne sur les îles les plus importantes mais limitée dans les régions plus lointaines ou moins peuplées. Les personnes ayant besoin de soins urgents ou souffrant de maladies graves sont souvent transférées à Tahiti pour y être soignées (on y trouve deux hôpitaux et plusieurs cliniques privées).

Économie

La monnaie utilisée est le franc Pacifique, ou franc CFP, qui n'est pas coté sur le marché des changes, son cours étant fixe par rapport à l'euro : 1 euro vaut 119,3317 francs pacifique (mais comme il n'y a pas de pièces en centimes en Polynésie, on l'arrondit souvent à 120)

La Polynésie française a une économie moyennement développée, dépendant du tourisme et des dotations financières de l’État, notamment la DGDE. C'est essentiellement une économie de services, avec un secteur industriel restreint et un secteur agricole en difficulté depuis le début du XXe siècle. La majeure partie des biens consommés sont importés.

Le développement du tourisme en Polynésie française, soutenu notamment par les lois Pons (1986), Paul (2001) et Girardin sur la défiscalisations des investissement immobiliers, est en difficulté depuis le début des années 2000. La première baisse significative de la fréquentation touristique est enregistrée suite aux attentats du 11 septembre 2001 qui rendent la conjoncture internationale défavorable. La fréquentation touristique continue ensuite de baisser, passant de 212 700 visiteurs en 2003 à 147 500 en 2009.

La culture de la perle noire de Tahiti pour la bijouterie est très développée, mais ce secteur est également en grande difficulté, et connait un problème récurrent de surproduction. Ce phénomène concerne aussi la production de la vanille de Tahiti, dont la qualité est réputée, mais qui est aussi la plus chère sur le marché mondial. Le développement de flottilles de pêche au thon, initié au cours des années 1990, est un échec.

Télécommunications

Du fait de sa faible population et de l'isolement géographique des archipels polynésiens, les entreprises de télécommunications ont d'abord été des entreprises publiques en situation de monopole. Pour la radio et la télévision, il existe désormais un marché concurrentiel et un second opérateur de téléphonie mobile doit faire son apparition en 2009. Par contre, aucune mise en concurrence n'est envisagée pour la téléphonie fixe et l'accès à internet.

Transports

Le trafic routier est particulièrement dense à Tahiti.

Les routes les plus importantes sont goudronnées et relativement bien entretenues, mais beaucoup de routes secondaires n’ont pas ces avantages.

Le transport aérien domestique est assuré par la compagnie aérienne de Polynésie française, Air Tahiti . Le transport international est effectué principalement par : Air Tahiti Nui, Air France, Air New-Zealand, Air Calin et LAN. Le principal aéroport de Polynésie française est l’aéroport international de Tahiti (ADT).

Le port de Papeete est le plus important des ports de Polynésie française.

Tourisme

Île de Bora-Bora

Le tourisme représente un secteur économique majeur en Polynésie française. La destination est particulièrement appréciée pour les activités de lagon tels que la plongée sous-marine et le snorkeling. C'est également une destination prisée pour les lunes de miel, qui représentent 25% des séjours en Polynésie

Le tourisme en Polynésie française représente 13  % du PIB marchand de ces îles. Entre 2000 et 2007, l'archipel a accueilli en moyenne entre 215 000 et 220 000 touristes chaque année. En 2008, le tourisme a généré 42,5 milliards de F.CFP de chiffre d'affaires sur le territoire

Les îles les plus fréquentées sont Tahiti, Bora Bora et Moorea. A elles seules, ces 3 îles concentrent près de 90% de l'offre d'hébergement en hôtellerie classée.

Depuis 4 ans, le tourisme polynésien subit une crise profonde et durable puisque l'archipel a enregistré une baisse de fréquentation marquée depuis 2006. La chute de fréquentation s'est accélérée depuis 2008, atteignant même en 2009 des chiffres inférieurs à ceux de l'année 1996,qui détenait jusqu'alors le record de la plus basse fréquentation touristique des 15 dernières années (163 774 touristes en 1996).

Évolution du nombre de touristes en Polynésie française
Nombre de touristes totalNombre de touristes payants
2006 221 549 192 794
2007 218 241 190 102
2008 196 496 172 827
2009 160 447 138 151

Île de Moorea
Année20012002200320042005200620072008
Touristes 227 658 189 030 212 767 211 893 208 067 221 549 218 241 196 496

 

 

D'où viennent-ils ?

Motu Tauna aux Gambier
Rang 2008Origine géographiquePrincipaux pays d'origine
1 Amérique du Nord Drapeau : États-Unis États-Unis - Drapeau : Canada Canada
2 France Drapeau : France France
3 Europe (hors France) Drapeau : Italie Italie - Drapeau : Espagne Espagne - Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni - Drapeau : Allemagne Allemagne
4 Asie Drapeau : Japon Japon
5 Pacifique Drapeau : Australie Australie - Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Drapeau : France Nouvelle-Calédonie
7 Amérique du Sud Drapeau : Brésil Brésil - Drapeau : Chili Chili - Drapeau : Argentine Argentine

 

Plage de sable noir à Tahiti
Îles les plus visitées
Total 2004211 893 %
Tahiti 193 753 91,4
Moorea 138 291 65,4
Bora-Bora 123 104 58,1
Raiatea 55 993 26,4
Huahine 51 258 24,2
Tahaa 39 663 18,7
Tuamotu Gambier 12 694 6,0
Marquises 11 204 5,3
Maupiti 4 188 2,0
Tetiaroa 1 624 0,8
Australes 1 196 0,6

 

Atoll de Fakarava aux Tuamotu

 

Loisirs, Culture et Patrimoine

Le patrimoine naturel

La Polynésie française est la collectivité d’outre-mer comportant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales déjà éteintes ou menacées. Face à cette situation, le droit polynésien s’est enrichi, depuis la délibération de 1995 sur la protection de la nature, d’un véritable statut pour les espèces protégées. Il figure aujourd’hui aux articles L.P. 100-1 et suivants du Code de l’environnement de la Polynésie française et établit des listes d’espèces animales ou végétales protégées en fonction de divers intérêts. Pour bénéficier d’une protection, une espèce doit être en danger, vulnérable, rare ou d’intérêt particulier.

La Polynésie française s’est engagée, à travers le plan d’action relatif à la Stratégie nationale pour la biodiversité, à « mettre en place une brigade verte », à « assermenter des agents pour réprimer les infractions » et à « responsabiliser la sphère publique ». Pour ce qui concerne plus spécifiquement les espèces protégées, le plan prévoit d’« assurer le financement de la protection », « la protection des espèces les plus menacées (faire une liste des espèces les plus menacées et réaliser une cartographie) » et d’établir des plans de conservation.

En outre, alors que les contrevenants s’exposaient, pour la destruction d’espèces protégées, à de simples amendes (de 1 500 euros maximum), ils risquent depuis la « loi du pays » du 6 février 2008, une peine d’emprisonnement de trois mois et une amende de plus de 8 000 euros, ou l’une de ces deux peines.

 

Le patrimoine artistique

La musique

La musique polynésienne englobe ici l'ensemble des îles formant le périmètre polynésien et inclut les îles Cook, Tuvalu, Tonga et la Polynésie française ; bien que proche, elle se distingue de la musique maorie de Nouvelle-Zélande ou de la musique hawaïenne.

Cette musique est essentiellement vocale, ou axée sur un accompagnement percussif tel celui observé lors de la danse tahitienne, le tamure ou l'ote'a. Il existait certainement des chants sacrés et des chants de travail avant la venue de James Cook, mais il n'en reste que des bribes. Au contraire, avec l'arrivée des missionnaires chrétiens, un genre nouveau de polyphonie a été massivement adopté. De même, la présence des marins occidentaux a permis l'importation de la guitare hawaïenne et du ukulélé.

Les himenes

Joueur de vivo.jpg

Ce sont des chœurs issus du métissage entre les anciens chants polynésiens et les cantiques protestants anglais apportés par les missionnaires.

Il y en a de trois sortes :

  • himene tarava
  • himene ru'au
  • ûte paripari

Les deux premiers sont des hymnes poétiques dédiés à des dieux, des héros, des rois ou des animaux. Bien que chantés dans le cadre de la liturgie protestante, ils le sont aussi lors de la fête du Heiva i Tahiti. Chaque île a des variantes spécifiques.

Le ûte est un chant pour deux ou trois, accompagné d'un orchestre traditionnel et d'un ukulele ou d'une guitare.

Le pupu himene rassemble jusqu'à 80 chanteurs, et sa polyphonie a six ou dix voix superposées.

Les hymnes protestants se retrouvent aussi à Tonga (hiva usu, himi et anitema), aux îles Cook (imene tapu, imene tuki, imene metua).

Le fakanau et fatele

Le fakanau est une danse assise de Tuvalu, exécutée par les hommes et les femmes et accompagnées de chants récitatifs et de chœurs polyphoniques.

Le fatele est une danse debout moderne de Tuvalu, datant du début du XXe siècle et accompagnée de polyphonies proches des himenes ainsi que de percussions, mais à vocation séculière.

Le haka

C'est une danse virile maori dont il reste des subsistances aux îles Marquises et qui est très en vogue parmi les jeunes Polynésiens. Elle est chantée par le chœurs des danseurs qui s'accompagnent de frappements des cuisses, des pieds, des mains et de cris, en plus de la musique percussive aux tambours. Martiale au départ, elle est devenue un rituel sportif.

Les hiva kakala

Ce sont des chants d'amour a cappella ("chants parfumés") de Tonga. Comme ils accompagnent souvent les fêtes liées au kava (une boisson narcotique) on les nomme aussi hiva faikava. Ils consistent en un soliste accompagné d'un chœur, produisant une musique polyphonique, parfois accompagné aujourd'hui de string bands.

Le rutu-pa'u

C'est la musique percussive aux îles Cook, liée à la danse ura pa'u et pratiquée sur divers tambours.

Les string bands

Ce sont des ensembles musicaux modernes composés d'instruments à cordes (ukulele, banjo, etc.) répandus dans toute la Polynésie, notamment à Tonga et Tuvalu.

Les instruments de musique

Ukulele

Percussions :

  • pahu
  • pahuto'ere
  • 'ihara

Vents :

  • vivo ou pu ihu
  • pu'akau ou hakahau
  • pu toka
  • utete

Cordes :

  • ukulele
  • guitare

Les nouveaux instruments :

Percussions :

  • to'ere
  • fa'atete
  • taripahu
  • pahu tupa'i rima

La danse

La danse traditionnelle est la danse tahitienne. Lors du Heiva, des spectacles et concours de danses sont présentés sur la place Toata.

La peinture et la sculpture

Nombreux peintres figuratifs représentés localement principalement par la galerie des Tropiques, à Papeete. Les plasticiens Paskua, Jonathan Bougard, Andréas Dettloff, représentent le territoire sur le plan international.

La littérature

Article connexe : littérature orale polynésienne.

Le tatouage

Tatouage polynésien moderne

Au XVIIIe siècle, les premiers explorateurs européens rapportent leur découverte du tatouage polynésien, marque essentielle de la place du Polynésien dans la société. Progressivement les missionnaires chrétiens vont arriver à proscrire cette pratique. Mais pendant la seconde moitié du XXe siècle, le tatouage polynésien redevient populaire auprès des jeunes Polynésiens, en quête d’un retour aux valeurs culturelles et traditionnelles.

L'artisanat

La Polynésie française est réputée pour ses bijoux réalisés à partir des matières premières locales : nacre, bois, os, fibres de coco et perles de Tahiti. La nacre est utilisée depuis longtemps en Polynésie pour confectionner bijoux et parures. Le développement de la perliculture a permis de développer encore cet art traditionnel.

Les sports polynésiens

  • Le va'a
  • Le surf
  • La pêche
  • Le football
  • Le kitesurf

La gastronomie

La gastronomie polynésienne est caractérisée par une grande diversité des mets, basés sur les produits de la mer et les fruits exotiques et influencés par les cuisines française et chinoise. Il existe bien sûr de nettes différences selon les archipels. Le maa tahiti désigne le repas traditionnel, généralement consommé le dimanche ou les jours de fêtes dans les îles de la Société et aux Tuamotu. Aux Marquises, on dégustera davantage le kaikai enana.

  • Les produits de la mer

La diversité et la fraîcheur des produits de la mer contribue à la richesse de la gastronomie polynésienne. Ils sont préparés de multiples façons (grillades, brochettes, papillotes, friture, tartare, mi-cuits, etc.) Parmi les poissons de haute mer, on notera notamment : le thon blanc, et le thon rouge, le mahi-mahi (dorade coryphène), le saumon des dieux (poisson-lune), l'espadon, le tazar (ou thazard). Le lagon produit bien entendu également une incroyable variété de poissons utilisés dans la cuisine traditionnelle : le perroquet, le chinchard, le rouget, etc. Parmi les produits de la mer, les langoustes, les cigales de mer, les bénitiers, les oursins et les chevrettes sont également très appréciés.

  • Les fruits et les légumes

fruits : la noix de coco, les ananas, la papaye (qui peut se consommer verte, en salade, ou mûre, comme fruit), les mangues, les pamplemousse, les citrons verts, les bananes, les caramboles, les corossoles, la pastèque, les pommes étoilées, le ramboutan, légumes : l'uru (fruit de l'arbre à pain), le taro (dégusté aussi bien dans les plats salés que dans les plats sucrés), la patate douce

La vanille est de plus en plus utilisée dans les plats salés
  • Les condiments

La cuisine tahitienne est une cuisine douce, qui utilise relativement peu d'épices, comparativement aux cuisines de l'océan indien ou l'Asie par exemple.

le lait de coco, le gingembre, le citron vert, la vanille, le tamarin,

  • Les spécialités locales

Du fait de la diversité de la cuisine locale, on ne citera que quelques exemples de plats typiques.

- Le poisson cru au lait de coco : élaboré le plus souvent avec du thon (rouge ou blanc), c'est le plat le plus répandu, qui peut se déguster aussi bien au petit déjeuner qu'au diner

- Le poulet fafa : poulet mijoté avec des jeunes pousses de taro (fafa) et du lait de coco. Le goût du fafa se rapproches des épinards.

- Le pua'a choux : un ragoût de porc au chou blanc.

- le fafaru : du poisson cru macéré dans de l'eau de mer.

- Le po'e

- Le pain coco

  • Le four tahitien

Une coutume très ancienne qui accompagne les festivités. Les aliments cuisent pendant plusieurs heures dans des feuilles de bananier dans un trou creusé dans le sol.

  • Les boissons

La bière tahitienne, la Hinano, est presque devenue un symbole du territoire. C'est sans conteste la bière la plus consommée en Polynésie. C'est une bière blonde légère qui titre 5°. L'autre bière tahitienne est la Tabu, un peu plus sucrée et bien moins implantée (elle a été introduite récemment). Le vin est peu consommé en Polynésie, et son acheminement et sa conservation sont relativement malaisé. Depuis peu, la Polynésie a son propre vin, le Vin de Tahiti, produit sur l'atoll de Rangiroa, aux Tuamotu.

Manifestations culturelles et festivités

Des manifestations culturelles sont régulièrement organisées afin d'entretenir la vivacité de la culture maohi et parfois la faire évoluer. Les principales manifestations ont lieu lors des fêtes du 14-Juillet, le Heiva, pendant lesquelles ont lieu des concours de danse, de chant et de musique traditionnelle. Des compétitions sportives ont également lieu, comme la Hawaiki nui va'a en octobre, une importante course de pirogue polynésienne, ou des concours de porteurs d'oranges du plateau de Taravao, de lancers de javelots, de soulevé de pierres ou des concours de hana de cocos (débourrer). Des foires sont organisées afin d'assurer la commercialisation et faire connaître l'artisanat local : tatouages, sculptures marquisiennes, confection de pareo ou de tifaifai, etc. Des reconstitutions de cérémonies religieuses « traditionnelles » sont parfois organisées.

Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
1er janvier Jour de l’an
Fête civile légale française.
5 mars Fête de l'Évangile
Fête religieuse et fête légale en Polynésie française, commémorant l’arrivée des premiers missionnaires protestants de la London Missionary Society en Polynésie française (le 5 mars 1797).
Variable Vendredi Saint
Fête religieuse chrétienne, deux jours avant Pâques (non appliquée légalement dans une grande partie de la métropole).
Variable Lundi de Pâques
Le lendemain de Pâques, et fête légale française.
1er mai Fête du Travail
Fête civile légale française (et internationale) pour le respect du droit des travailleurs.
8 mai Fête de la victoire de 1945.
Fête civile légale française. Le 8 mai 1945 revêt une importance particulière en Polynésie. Les établissements français de l’Océanie s’étaient en effet rangés très tôt du côté de la France libre. De nombreux Polynésiens se sont ainsi couverts de gloire durant les combats de la Seconde Guerre mondiale.
Variable Jeudi de l’Ascension
Fête religieuse chrétienne, fixée selon la date de Pâques, et fête légale française.
Variable Lundi de Pentecôte
Fête religieuse chrétienne, fixée selon la date de Pâques, et fête légale française.
29 juin Fête de l’autonomie
Fête civile en Polynésie française. Célébration de l’autonomie.
14 juillet Fête nationale
Fête civile légale française, fête nationale. Célébration de la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790.
15 août Assomption
Fête religieuse catholique, et fête légale française.
1er novembre Toussaint
Fête religieuse chrétienne, et fête légale française.
11 novembre Armistice 1918
Fête civile légale française. Célébration de l’armistice du 11 novembre 1918 entre la France et l’Allemagne, marquant la fin de la Première Guerre mondiale.
25 décembre Jour de Noël
Fête religieuse chrétienne, et fête légale française.

Forces de défense et de sécurité

Les forces armées en Polynésie française comprennent 1 500 militaires (armée de terre, armée de l'air, marine nationale) et 540 gendarmes. La  majorité des effectifs se situe sur l'île de Tahiti.

Codes

La Polynésie française a pour codes :

  • F-OH, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs
  • NT, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
  • PF, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
  • .pf, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
  • PYF, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
  • XCFP : en ce qui concerne la monnaie, le franc Pacifique.

Le code postal de Polynésie française commence par 987.

Galerie

  • Vue de la baie de Cook sur Moorea

  • Le mont Otemanu à Bora-Bora

  • Le motu Tauna aux Gambier

  • Plage de sable noir à Tahiti

  • Vue du lagon intérieur de Fakarava

  • Plage d'Avea à Huahine

  • Présidence de la Polynésie française à Papeete

  • Vue aérienne de Mangareva

Bibliographie

XIXe siècle

  • Pierre-Yves Toullelan, Tahiti colonial (1860-1914), Publications de la Sorbonne, Paris, 1984. Thèse de doctorat. (Compte-rendu dans le JSO)

XXe siècle

  • Francis Cheung, Tahiti et ses îles (1919-1945). Etude d'une société coloniale aux antipodes de sa métropole., L'Harmattan, Paris, 1998. (ISBN 2-7384-6857-8) (l'ouvrage inclut un résumé assez conséquent pour la période 1797-1914).
  • Bengt Danielsson, Moruroa, notre bombe coloniale, L'Harmattan, 1993. (ISBN 2-7384-1835-X) (le livre donne des renseignements assez détaillés (avec citations de documents) sur la vie politique à partir de 1945).

Source Wikipédia 2011

 

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